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Khornettoh Modifier

Histoire du dieu de la violence, du sang, des jambes brisées et des démons tout rouges (avec des cornes) Modifier

Khornettoh, comme tous les dieux du Chaos, est une entité primordiale multipotente (mais pas omnipotente, il n’a par exemple aucune influence sur les jonquille et les caribous albinos), né du Chaos lui-même, et dans lequel il puise une partie de sa puissance, sa sale gueule, ses cornes, et ses grosses haches démoniaques qui font baver tant d’aventuriers inconscients.

Après la scission primordiale du Chaos originel en quatre parties plus une, Khornettoh, le plus grand et le plus impétueux d’entre eux, a sans doute erré dans la trame immatérielle du Chaos pendant des éons avant d’être révélé le premier en Terre de Fangh, créant un culte en l'an 125 de l’ère du Chaos.

Il décida qu’il apporterait la guerre et la violence, le besoin de sang, la cruauté. Il enseignerait la science du combat, et serait le guide des assassins et des guerriers. Nul ne saura jamais (et d’ailleurs qui s’en soucie) combien de mondes furent asservis par sa soif déchaînée de sang, de vies, d’âmes et de bas morceaux.

Une invocation un peu inconsidérée d’un mage démoniste barbare maîtrisant mal ses pouvoirs conduisit Khornettoh à s’incarner sur la Terre de Fangh, vers le 2e siècle après le début de l’Ere du Chaos : suffisamment d’énergie fut soustraite aux croyants pour pouvoir stabiliser la forme matérielle du Dieu de la Guerre, du Pillage et des Tripes Éclatées. Lessivés, les fidèles de Khornettoh s’effondrèrent dans une catalepsie terrible, subissant de plein fouet l’assaut de Dlul.

Son avatar - un grand démon tout rouge, avec dix-huit yeux jaunes, plein de cornes, d’ailes sinistres et de poils gluants de sang de cinquante huit mètres de haut - se fit précéder de ses sous-fifres (Gzor notamment) légions de Golbargs, Garmazus, Vishianaars et autres Baemorax cracheurs de sang. Les plus terribles de ces démons étaient des dragons de l’ancien monde, transformés par la terrible perversion du Chaos et dans lesquels s’étaient incarnées les entités les plus maléfiques du Chaos primordial.

En l'an 214, Khornettoh s’établit loin au Nord, dans les montagnes des nains au préalable chassé par ses Golbargs. Gzor fut le principal architecte du grand château noir de Khornettoh : le Tangorodrigue. Ce fut un édifice aux proportions dignes des dieux, créé par des tourbillons d’énergie divine et par le sang de milliers de Nains et d’Humains forcés de travailler le roc jour et nuit jusqu’à épuisement, de façon à ce que chaque pierre, si humble fut-elle, fut baignée par le sang d’un innocent. Le Tangorodrigue fut sans doute le premier « donjon » de la Terre de Fangh, et il fallut toute l’énergie des Elfes Meuldors pour en venir à bout en 757.

Le château actuel de Gzor,"Balla-Dûr", qui est pourtant la plus sinistre et immense forteresse de la Terre de Fangh, n’est qu’un petit bastion secondaire et minable à côté de ce que fut le Tangorodrigue, dont les tours étaient des montages, et les remparts... Des montagnes aussi.

Khornettoh, vainqueur dans les premières batailles, comptait bien asservir la Terre de Fangh. Même lorsque ceux qui le vénéraient périssaient, son pouvoir grandissait. En fait, comme son avatar (un gros démon tout rouge) se rassasiait des âmes des morts et du sang versé, peu lui importait qui gagnait ou perdait pendant les batailles. Lorsque les autres dieux du Chaos furent incarnés à leur tour, les affaires de Khornettoh tournèrent au vinaigre, et le sang versé en boudin avarié (sans doute un coup de Niourgl).

Joueur, il créa les Gobelins et les Orques, en s’amusant avec quelques Nains et Elfes (ou hommes, flou scénaristique). Ces races maudites ont depuis longtemps oublié leur allégeance exclusive à ce dieu, et dans l’âge qui vit la croissance des dieux mineurs, quantité de dieux des peaux vertes s’infiltrèrent dans le panthéon, et prirent des parts de marché à Khornettoh. Cela dit, pendant la Grande Guerre du Chaos, tous les Orques et les Gobelins répondaient à ses ordres, ce qui leur donnait une coordination incroyable. La destruction de son avatar les laissa dans un état d’anarchie dans lequel ils sont encore aujourd’hui.

Selon certains érudits, pendant tout le printemps suivant leur entrée au palais de Slanoush, Khornettoh enseigna aux futurs elfes noirs le maniement du kriss et du shuriken, les chorégraphies guerrières qui font peur à l’ennemi, mais aussi les joies de l’attaque sournoise par derrière. 

Depuis la Bataille du Désert des Plaintes et la destruction des avatars des dieux du Chaos, Khornettoh n’a plus été incarné sur la Terre de Fangh (et tant mieux). Certaines prophéties apocalyptiques prétendent qu’il va revenir dans huit jours pour détruire le monde, mais comme il y a environ 853,412 prophéties en circulation depuis que le monde est monde, franchement, je ne vois pas de raisons de s’alarmer.


De cette époque date la haine farouche de Khornettoh pour toute magie. Il exècre les magiciens, les serviteurs de Tzinntch, et même les mages démonistes qui l’invoquent, lui ou ses démons. De sorte qu’il n’arrive jamais à se matérialiser durablement quand on l’invoque, puisqu’il détruit le premier magicien qu’il voit.

Khornettoh ne donne pas de sorts spécifiques à ses fidèles en échange de leur âme, aussi ne puis-je pas vous les décrire. A la place, il leur confère une résistance importante à la magie, à condition qu’ils s’aspergent (vinaigrette) au préalable du sang d’un sacrifié à l’âme pure, en psalmodiant le nom de leur maître en sautant à cloche pied, l’œil droit fermé et le poing gauche fermé sur un clou rouillé. Si le rituel est bien accompli, ils sont non seulement ridicules, mais presque impossibles à blesser par des moyens magiques. Cela dit, comme on ne sait jamais si un sacrifié a vraiment l’âme « pure », certains fidèles ont subit de cuisantes déconvenues.

Les démons de Khornettoh ont une grande résistance à la magie. Ils peuvent parfois ignorer les sorts, ou les renvoyer. Ils se battent avec des armes tranchantes, et sont très sadiques dans leur action. Ils peuvent découper un humain en 4178 morceaux en moins de quinze secondes. La seule attaque spéciale dont ils disposent est un crachat de sang bouillonnant corrosif, face auquel il vaut mieux avoir une bonne relique bien touffue et un bouclier solide.

Les cultes à Khornettoh sont encore présents un peu partout sur la Terre de Fangh, surtout chez les assassins, mercenaires sanguinaires, guerriers dépravés et autres bouchers charcutiers. Bien qu’il soit de notoriété publique qu’il déteste la magie, de nombreux démonistes le vénèrent toujours, et lui offrent des sacrifices rituels pour invoquer certains de ses démons. En plus d’être très violents, ils sont incroyablement stupides, et on peut souvent les berner avec un contrat simple, un sort ridicule (comme « ne pas emprunter les escaliers ») ou une devinette de Toto. Cela dit, gare à leur vengeance. Et à la différence des démonistes, les démons sont éternels, eux.